Les robes de Laure de Sagazan

Les robes de Laure de Sagazan

Le chic décontracté, voilà comment j’ai envie de définir les robes de Laure de Sagazan qu’on a découvert il y a quelques jours dans notre boîte mail. Dentelle, plis, tombé impeccable : pour avoir de l’allure n’allez pas plus loin.

On a profité de la sortie de son site internet mercredi dernier pour poser quelques questions à la jeune créatrice. Voici un peu son parcours et ses inspirations :

« Après des études de stylisme j’ai été embauchée chez ba&sh, en tant que styliste. En parallèle une cousine m’a demandé de réaliser sa robe de mariée. Je n’avais aucun attrait particulier pour le monde du mariage, mais relever le défi m’amusait. J’ai donc dessiné sa robe (celle présentée sur le site internet, avec le dos croisé), elle a beaucoup plu. Excellente surprise. Puis suite au mariage j’ai eu plusieurs demandes…

Très vite j’ai commencé à cogiter. Il y avait des choses à faire dans les robes de mariée, mais allais-je avoir le cran de me lancer ?!

Mon amoureux m’a doucement poussé..c’était le bon moment, j’avais l’âge où mon entourage commençait à se marier, c’était maintenant qu’il fallait se lancer.
Il m’a aidé sur toute la création de ma boite, il se transformait en commercial le soir avec les amis…et les copines ont pris le relais.

Tout est allé très vite, 3 mois plus tard j’annonçais à ba&sh que je quittais l’entreprise pour me lancer. Et fin janvier c’était fait, je sautais le pas.

En peu de temps j’ai réalisé une vingtaine de robes, armée de 3 couturières. Mon site a vu le jour mercredi, et depuis les appels pleuvent…j’ai donc bien fait!

Pour mes robes je m’inspire de pièces vintage chinées, de vieux costumes. J’ai eu l’habitude d’arpenter les salles des ventes et brocantes avec mes parents…j’en ai donc une sacré collection.

Mes tabliers en primaire étaient déjà de vieux tabliers chinés dans des brocantes. Mon envie d’être styliste remonte à très loin, puis qu’à 8 ans j’ai décidé de démarrer des cours de couture…j’en ai fait 6 années de suite.

J’ai toujours su que je voulais être styliste, aucune hésitation dans mon parcours.

J’ai une passion pour les qualités mates et assez fluide…ma préférée est le crêpe Georgette. Je suis aussi un peu monomaniaque des petits boutons perle, j’en mets un peu partout. Dans l’idée je préfère les robes sans jupon, avec une allure très floue.

Je passe beaucoup de temps sur chaque robe, j’adore aller au bout du modèle…chaque finition, chaque détail a été cogité. Même si mes robes sont dans un style épuré, les finitions sont recherchées et assez raffinées. Pour moi c’est ca l’élégance, c’est de ne pas montrer tout d’un coup. C’est la raison pour laquelle j’adore détourner la robe, en la dessinant avec un top pour la messe, qui donne une première allure un peu plus ‘cool’. C’est dans un deuxième temps que la mariée se dévoile, et laisse apparaitre un dos nu couvert d’un peu de dentelle. Je trouve ca ultra chic, se dévoiler doucement.

La prochaine grosse étape, c’est mon atelier qui va voir le jour d’ici 1 mois ou 2, dans la cour de mon immeuble. Je ne pensais pas en avoir un aussi tôt, c’est une excellente surprise.

En ce qui concerne le coût des robes, il est aux environ de 2000 euros. Tout le processus de création d’une robe de mariée est expliqué sur mon site Internet.
C’est passionnant et je prends un plaisir fou à dessiner pour des nouvelles clientes, c’est toujours un défi de saisir leurs envies et leur caractère pour que la robe soit le reflet de leur personnalité.

Le plus beau compliment qu’on peut me faire, c’est de dire qu’on retrouve sa pote-soeur-cousine, mais en mariée. Que la robe, c’est totalement elle. C’est sans doute pour ca que j’aime le décalage d’une mariée coiffée comme tous les jours, avec juste un peu de maquillage. Etre grimée en mariée, c’est effrayant. Surtout pour son mari…

Crédit photo Laurent Nivalle

Odile Leonard

Odile Leonard

Connaissiez-vous les créations d’Odile Leonard? Moi non, et je suis immédiatement tombée sous le charme de ses coupes faussement simples, truffées de petits détails qui donnent aux mariées cette allure que nous aimons tant de reine d’un jour… en toute décontraction. Empiècements délicats, tissus fluides, faits pour se mouvoir avec grâce… tout me ravit.

Ici, la mariée n’est ni empruntée, ni déguisée, comme c’est si souvent le cas dans les collections de robes de mariée. Ces tenues sont faites pour vivre, évoluer parmi les invités, bouger. Une vraie belle découverte…

Vous pouvez la contacter via son site internet : Atelier Odile Leonard
Crédit photo : Sweetcandy Photographie